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Pathologie · Genou

Instabilité du genou (rupture du ligament croisé antérieur)

Le ligament croisé antérieur (LCA) est l'un des ligaments centraux du genou.

Comprendre la rupture du ligament croisé antérieur (LCA) et ses traitements

Qu'est-ce que le ligament croisé antérieur ?

Le ligament croisé antérieur (LCA) est l'un des ligaments centraux du genou. Avec le ligament croisé postérieur, il forme le « pivot central » qui stabilise l'articulation. Son rôle est d'empêcher le tibia de glisser vers l'avant sous le fémur et de limiter les mouvements de rotation du genou.

C'est le ligament du sport par excellence : sa rupture survient le plus souvent lors d'activités sportives avec changements d'appui et de direction (ski, football, rugby...), à l'occasion d'un mouvement de torsion du genou, parfois associé à un contact. Elle s'accompagne fréquemment d'un craquement perçu par le patient, d'un gonflement rapide du genou et d'une douleur vive.

Instabilité et laxité : deux notions à distinguer

Après une rupture du LCA, deux notions sont à bien différencier :

  • La laxité, c'est le jeu articulaire anormal que le chirurgien retrouve à l'examen clinique : le tibia glisse davantage vers l'avant qu'une hanche saine.
  • L'instabilité, c'est la sensation ressentie par le patient : une impression de dérobement ou de déboîtement du genou, en particulier lors des activités sportives ou des changements brusques de direction. On parle d'instabilité chronique lorsque cette gêne persiste au-delà de 3 mois après l'accident initial.

Pourquoi traiter cette instabilité ?

Sans traitement, les épisodes d'instabilité répétés favorisent, au fil des années, l'apparition de lésions des ménisques puis du cartilage, et donc le développement progressif d'une arthrose du genou. La reconstruction chirurgicale du LCA vise à stabiliser le genou pour limiter ce risque, en plus de permettre la reprise des activités sportives.

Le diagnostic

L'examen clinique Le diagnostic de rupture du LCA repose avant tout sur l'examen clinique, réalisé de manière comparative avec le genou sain. Le chirurgien recherche un jeu articulaire anormal ainsi qu'un signe caractéristique de cette lésion (le « ressaut »), et évalue l'état des ménisques et des autres ligaments du genou.

Les examens d'imagerie Les radiographies standard sont le plus souvent normales et servent surtout à éliminer une fracture associée. L'IRM permet de confirmer la rupture du LCA et surtout de rechercher des lésions associées (ménisques, cartilage, autres ligaments), utiles pour orienter le traitement.

Les traitements

Le traitement fonctionnel Il repose sur une rééducation ciblée (renforcement musculaire et travail de la proprioception) qui permet, chez certains patients, de compenser la laxité et de faire disparaître la sensation d'instabilité, sans chirurgie. Le port d'une orthèse peut également sécuriser la pratique sportive.

La reconstruction chirurgicale (ligamentoplastie) Lorsque l'instabilité persiste et gêne la vie quotidienne ou sportive, une reconstruction chirurgicale du LCA peut être proposée. Elle consiste à remplacer le ligament rompu par un nouveau transplant (le plus souvent prélevé sur les tendons ischio-jambiers du patient lui-même), mis en place sous arthroscopie.

Selon l'importance de la laxité et le niveau d'activité sportive, cette reconstruction peut être complétée par un geste supplémentaire (plastie extra-articulaire) améliorant le contrôle de la rotation du genou. Les lésions associées, notamment méniscales, sont traitées dans le même temps opératoire, avec réparation préférée à l'ablation chaque fois que possible.

L'essentiel à retenir La décision d'opérer ne repose pas uniquement sur l'IRM mais avant tout sur la gêne fonctionnelle ressentie, l'âge, le niveau et le type d'activité sportive, et l'existence de lésions associées. Ce choix se discute individuellement avec votre chirurgien.

Après l'opération

Une rééducation préopératoire est souvent demandée afin d'arriver à l'intervention avec un genou sec, indolore et mobile, ce qui favorise la récupération ensuite.

Après l'intervention, l'appui complet est repris rapidement et la rééducation est progressive : récupération des amplitudes articulaires le premier mois, renforcement musculaire, puis reprise progressive du sport. La course dans l'axe est généralement autorisée vers le 4ᵉ mois, les sports avec pivot vers 7 mois, et la reprise sans restriction vers 9 à 12 mois.

Même après reconstruction, il faut garder à l'esprit que le niveau sportif retrouvé peut être légèrement inférieur à celui d'avant l'accident, et qu'une laxité résiduelle minime, bien que rarement gênante, peut persister. Le bénéfice principal de l'intervention reste la stabilisation durable du genou et le ralentissement de l'évolution vers l'arthrose.

Ce document a un but informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un examen clinique permettra d'évaluer votre situation personnelle et de discuter avec vous de la prise en charge la plus adaptée.

Ces fiches sont informatives et viennent compléter l'information délivrée en consultation. Elles ne remplacent pas un avis médical.

Votre cas mérite un examen, pas une page web.

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