Pathologie · Genou
Instabilité patellaire
La rotule (patella) glisse normalement dans un sillon situé à l'avant du fémur, la trochlée.
Comprendre la luxation de la rotule et ses traitements
Qu'est-ce que l'instabilité patellaire ?
La rotule (patella) glisse normalement dans un sillon situé à l'avant du fémur, la trochlée. Lorsqu'elle sort de ce sillon, le plus souvent vers l'extérieur, on parle de luxation de rotule. Ce phénomène touche préférentiellement les adolescents et jeunes adultes, plus souvent les femmes.
Certaines particularités anatomiques favorisent ces épisodes : une trochlée peu creusée (dysplasie trochléenne), une rotule positionnée trop haute, un mauvais alignement de l'appareil extenseur du genou, ou une hyperlaxité générale.
Les symptômes
- Un premier épisode de luxation, souvent lors d'un mouvement de pivot, avec une sensation de déboîtement de la rotule et une douleur vive.
- Une appréhension : la peur ressentie par le patient que la rotule se déboîte à nouveau, en particulier lors de certains mouvements.
- Des épisodes récidivants chez certains patients, parfois pour des traumatismes minimes.
Le diagnostic
L'examen clinique recherche le signe caractéristique de l'appréhension et évalue la mobilité de la rotule. Un bilan d'imagerie (radiographies, scanner ou IRM) est ensuite réalisé pour mesurer précisément les facteurs anatomiques favorisants, indispensables pour orienter le traitement.
Les traitements
Après un premier épisode Le traitement initial est le plus souvent non chirurgical : rééducation avec renforcement du quadriceps, port temporaire d'une genouillère stabilisatrice. Une grande partie des patients ne présentera pas de récidive.
En cas de récidives Lorsque les luxations se répètent ou que le bilan retrouve d'importants facteurs de risque anatomiques, une intervention chirurgicale peut être proposée. Elle consiste le plus souvent à réparer ou reconstruire le ligament fémoro-patellaire médial (MPFL), principal frein interne de la rotule. Selon le bilan, ce geste peut être associé à une correction osseuse (repositionnement de la tubérosité tibiale, ou plus rarement approfondissement de la trochlée).
L'essentiel à retenir Il n'existe pas une seule technique chirurgicale : le choix est personnalisé, adapté aux anomalies anatomiques précisément identifiées sur votre bilan d'imagerie.
Après l'opération
La rééducation est progressive, avec une reprise du sport généralement autorisée entre 4 et 6 mois selon le geste réalisé.
Ce document a un but informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un examen clinique permettra d'évaluer votre situation personnelle et de discuter avec vous de la prise en charge la plus adaptée.
Ces fiches sont informatives et viennent compléter l'information délivrée en consultation. Elles ne remplacent pas un avis médical.